La préfecture de police 1 , dirigée par le préfet de police , sous l'autorité du ministre de l'Intérieur , est l'institution ...
La préfecture de police1, dirigée par le préfet de police, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, est l'institution responsable de l’ensemble du dispositif de sécurité intérieure sur le territoire de Paris et des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Elle a, à ce titre, la charge de l'ordre public, qu'elle met en œuvre au travers de ses propres directions de police ou en faisant appel aux unités de la gendarmerie nationale ou aux compagnies républicaines de sécurité. Elle veille, sur le territoire dont elle a la responsabilité, à animer l'ensemble du dispositif de sécurité intérieure, en particulier l'action des différents services et forces dont dispose l'État en matière de sécurité intérieure. De même, elle est responsable, dans la capitale, de la délivrance de titres (identité, étrangers, naturalisations, permis de conduire, certificats d'immatriculation...), de la police des débits de boissons ou encore des services vétérinaires et de la répression des fraudes.
Depuis l'attaque à la préfecture de police de Paris, Sept policiers ont été désarmés à la suite de signalements pour radicalisation, a annoncé, mercredi, le préfet de Paris. dont au total, 33 personnes ont été signalées. wikipedia
L'attentat de la préfecture de police de Paris est une attaque au couteau survenue le dans l'enceinte de la préfecture de police de Paris. Outre le tueur, elle fait quatre morts (trois policiers et un agent administratif) et deux blessés parmi les employés de l'administration.
L'enquête suggère que l’assaillant est un islamiste employé comme adjoint administratif à la Direction du Renseignement de la préfecture de police de Paris(DRPP) depuis 15 ans, ce qui met en difficulté le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui écarte la piste terroriste peu après l'attaque. L'événement relance le débat sur l'infiltration par des islamistes des autorités chargées de lutter contre l’islam radical et entraîne des appels à la démission de Christophe Castaner.
Le 30 octobre, la presse annonce que la piste terroriste n'est plus privilégiée par les enquêteurs au vu des éléments rassemblés. Notamment, aucun lien avec une organisation terroriste n'a été trouvé. D'après les enquêteurs, le passage à l'acte de Mickaël Harpon est avant tout « un délire mystique et suicidaire », sur fond de frustration professionnelle, aggravée par son handicap, la surdité.
Près d’un mois après l’attaque de la préfecture de police de Paris, qui a fait cinq morts dont l'assaillant, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale a auditionné, mercredi 30 octobre, le préfet Didier Lallement.
pendant l'audition, le préfet a indiqué que sept policiers ont été "désarmés" à la suite de signalements pour radicalisation "depuis le 3 octobre", date de l'attaque à la préfecture de police de Paris. Il a ajouté qu'il avait demandé à la direction général de la police nationale (DGPN) "trois suspensions" dont "une" a été mise en œuvre. Au total, il y a eu "33 signalements" pour soupçons de radicalisation.
Le préfet de police a rappelé qu'il avait adressé le 7 octobre une note à l'ensemble de ses services afin qu'ils signalent systématiquement tous les signes de radicalisation. L'auteur de la tuerie, Mickaël Harpon, était chargé de la maintenance informatique au sein de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Selon un rapport interne de son service, il avait justifié auprès de certains de ses collègues l'attentat de Charlie Hebdo en 2015, sans faire l'objet d'un signalement formel.
Le président de la commission d'enquête, Éric Ciotti (LR), a interrogé M. Lallement sur un signalement de Mickaël Harpon : "Le profil" de M. Harpon "a-t-il été signalé à la DRPP?", a demandé M. Ciotti. Le préfet de police a renvoyé à l'enquête judiciaire, ce que les membres de la commission, dont Marine Le Pen (RN), ont peu apprécié, considérant que la représentation nationale méritait "des réponses".
Face aux questions des députés, Didier Lallement a insisté sur le fait que "la conversion à l'islam ne doit pas entraîner de vérifications particulières". La lutte contre la radicalisation ne doit pas se transformer "en une dénonciation systématique de certains sous prétexte qu'ils appartiennent à telle ou telle religion", a également averti le préfet.
